19 octobre 2007
Et la révolte gronde...
Les
jours se lèvent
Les
semaines passent
Des
mois sans trêve
Des
années sans audace.
Que
seront nos vies?
Que
deviendront nos rêves?
Tout
au long de ces nuits
De
ces jours en grève.
Les
têtes se baissent
Les
épaules se voûtent
Les
échines se courbent
Les
regards se lassent
Les
esprits s'échauffent
Devant
des verres vidés
Les
rancoeurs explosent
Sur
des comptoirs déprimés
Où
va-t-on?
Qu'attend-on?
Nos
vies se meurent
Nos
rêves se pleurent.
Et
la rage s'amplifie
Au
loin, les tirs des fusils
Des
vies massacrées
Des
innocences torturées.
Les
conversations déraillent
Sur
une démocratie bafouée
L'agonie
d'une société,
Et
la révolte gronde...
16 octobre 2007
Que sera demain?
Chocolat
chaud. Croissant.
Gare
de l'Est.
Bruit
de la pression.
Conversations
syncopées.
Touristes
et piliers d'abreuvoir.
Encore
un jour.
Encore
un train.
Blessures
amères,
Ces
obsessions
Me
désespèrent.
Lumière
crue du jour.
Sombres
pensées.
Tant
de question.
Tant
de doutes.
Que
sera demain?
19 septembre 2007
Page blanche
Page
blanche.
Idées
noires, rouges, vertes.
J'ai
le cerveau en ébullition. Comme une
écume qui doit jaillir de mon stylo.
J'ai
besoin d'écrire. Nécessité vitale.
Me
vider la tête. Trop plein à évacuer.
Et
mon inspiration se bloque, mes idées se brouillent. Je connais la rage.
Rage
de vivre.
Rage
du silence.
Rage
de la page blanche.
Mon
stylo reste muet.
Ma
tête va exploser. Mon sang bat à mes
tempes.
Poussée
d'adrénaline.
Manque.
Crise
de manque.
Et
cette encre qui ne coule pas.
Stylo
stérile.
Page
blanche.
Mes
veines se gonflent.
Mon
esprit se noircit.
Tant
de choses à exprimer.
Et
ce stylo qui reste figé face au papier.
J'ai
l'âme d'un tueur. Un tueur qui ne
pourrait pas appuyer sur la gâchette.
Je
dois vider mon chargeur...
Ecrire!
Cette
page blanche qui me nargue... je dois la noircir.
Rage.
Et
soudain! Une délivrance extatique
s'empare de moi.
Mon
stylo s'est mis à courir sur le papier.
J'écris!
Les
mots se bousculent.
Fièvre.
Oui,
maintenant je sais ce que veut dire "plaisir éjaculatoire
d'écrire"...
Enfin,
je vide mon chargeur, la rage s'amplifie jusqu'à plus soif.
L'inspiration
est si fragile, il ne faut pas la laisser se briser.
La
moindre hésitation, la moindre interruption peuvent lui être fatales.
Je
ne lâche pas mon stylo, il court le long du fil de mes pensées.
La
rage disparaît.
Accouchement
sans douleur.
Prolonger
l'instant.
Jouissance
délicate.
Soudain,
le stylo s'arrête, s'immobilise.
Besoin
comblé.
Chargeur
vidé.
Je
suis délivrée.
En
attendant la prochaine crise...
